Un petit bout de chemin avec Nounou Patricia

28 juin 2021

A murmurer à l'oreille des enfants

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Posté par Nounou Patricia à 19:02 - Permalien [#]

23 juin 2021

Pâte à modeler

par le biais de la pate à modeler

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16 juin 2021

Favoriser la bientraitance envers les enfants, prévenir « les douces violences »

 

Nouvelle petite formation

Durée : 21 heures ( samedi 29 mai , samedi 5 juin et samedi 19 juin )

Programme de la formation

Objectifs du parcours
À l’issue de cette formation, le stagiaire sera en mesure de se situer dans une démarche bientraitante envers les enfants accueillis, tout en prévenant les situations de « douces violences » du quotidien.

SAVOIRS
– Le cadre national pour l’accueil du jeune enfant.
– Le concept de bientraitance et son influence sur l’évolution des pratiques quotidiennes.
– Les principes fondamentaux de la bientraitance dans l’accompagnement.
– Le concept de « douces violences » et la loi contre les violences éducatives ordinaires.
– Les impacts des « douces violences » sur le développement global de l’enfant.
– Les lieux, sites et outils ressources de promotion pour la bientraitance.

SAVOIR-FAIRE
– Intégrer dans son projet d’accueil les fondamentaux de la bientraitance envers l’enfant, sa famille et le professionnel en les associant aux différents temps du quotidien.
– Analyser ses représentations autour du concept de la bientraitance. Analyser les différences et les similitudes entre les situations de « douces violences » et de maltraitance.
– Analyser les situations de « douces violences » dans leurs temporalités, leurs formes et leurs contextes.
– Développer une démarche de questionnement sur ses pratiques et son accompagnement afin d’adopter une posture bientraitante, notamment en planifiant des moments d’échanges entre professionnels en dehors de la présence des enfants.

Méthode pédagogique
Apports théoriques par le biais d’exposé de la part de l’intervenant en alternance avec échanges des participants et partages d’expérience

 

Posté par Nounou Patricia à 14:10 - Permalien [#]
10 mai 2021

développer la confiance en soi des enfants

Je vous propose de découvrir 10 phrases pour développer la confiance en soi des enfants :
  1. “Tu as raison d’avoir peur” : la peur est une émotion utile (comme toutes les autres émotions). Elle nous avertit d’un danger. En l’ignorant, nous n’apprenons pas à accueillir cette peur et à analyser sa source. La peur n’est jamais là pour rien. Certaines peurs sont “naturelles” , d’autres sont acquises,…un travail sur la peur, parfois profond si nous tardons trop à l’affronter, est essentiel pour cultiver la rationalisation et le courage…ou la validation de la peur en tant que signe de réel danger.
  2. “J’ai remarqué tes efforts” : un enfant qui fait des efforts a besoin d’un regard bienveillant et de signes d’attention pour les remarquer. Lorsque ces observations viennent d’un parent et d’un professeur, elles sont des “spots” lumineux qui mettent en évidence l’expérience, les intentions, les réalisations,…
  3. “Tu t’es trompé ? Cela prouve que tu as essayé !” : l’erreur n’est pas fatale ni prédicatrice d’un échec final et définitif. Un enfant qui fait des erreurs a des chances d’apprendre et d’ajuster sa trajectoire pour enfin réussir. En ayant peur ou honte de l’erreur, nous arrêtons d’explorer, d’évoluer et se découvrir soi-même.
  4. “À qui pourrais-tu demander de l’aide ?” “Où peux-tu trouver les ressources pour progresser ?” : avoir confiance en soi, c’est aussi oser demander de l’aide et s’entraîner à chercher des ressources (à la bibliothèque, sur internet,…).
  5. “Peux-tu m’expliquer ce que tu viens de comprendre ?” : expliquer ce qu’on vient de comprendre est un moyen de vérifier si c’est véritablement acquis. À cela s’ajoute une motivation : celle d’aider l’autre en transmettant son savoir” (cette phrase complète la précédente).
  6. “Je t’aime quoi que tu fasses” : l’amour sans condition est la base de la confiance en soi. Quelle libération psychologique que d’agir sans avoir peur d’être privé d’amour !
  7. “Qu’est-ce que tu aimes faire ?” : si vous regardez un enfant pratiquer une activité depuis quelques minutes et qu’il est complètement concentré sur sa tâche, il y a de forte chance qu’il soit en train d’utiliser ses forces et de s’épanouir. Ainsi, en lui demandant ce qu’il aime faire, il prendra conscience de ce qu’il sait et aime faire en même temps que des forces qu’il cultive.
  8. “Tu n’as pas réussi pour le moment” : voici le type de phrase qui nourrit l’espoir. Le “pout le moment” implique que cela se produira dans le futur.
  9. “Commençons par regarder tout ce que tu as réussi” : à l’école notamment, un biais consiste à entourer ou barrer en rouge les erreurs sans tenir compte des réussites.  C’est pourtant sur ces réussites que la confiance repose et qui donne la force de corriger peu à peu les erreurs.
  10. “Tu peux décider de croire en toi et d’agir sans réfléchir. Fais comme si !” : et si l’enfant décider de ne plus se poser la question de sa confiance en soi pour cocher la case “Je crois en moi” ?  Le corps influence les pensées. Un comportement de confiance et de l’action balaient les doutes !

Posté par Nounou Patricia à 17:37 - Permalien [#]
08 avril 2021

nouvelle petite formation de 21 heures :)

Eveil des enfants  : le jeu sous toutes ses formes

Programme de la formation

Objectifs du parcours
À l’issue de la formation, le stagiaire sera en mesure de mettre en place un accompagnement adapté aux besoins spécifiques de l'enfant .

SAVOIRS
– La place et le rôle des temps de jeux dans le développement global de l’enfant.
– Les principaux jouets, jeux et activités de l’enfant et leurs apports.
– Les outils numériques et les principales recommandations en vigueur.
– La place du professionnel dans le jeu de l’enfant : rôle et posture.
– Les principes généraux d’aménagement des espaces de jeux.
– La valeur médiatrice du jeu dans la situation éducative.
– Les lieux ressources : RAM, bibliothèques, médiathèques, musées, centres de loisirs, centres communaux…
– Les normes et les règles de sécurité lors d’une sortie.
– Les violences éducatives ordinaires et les stéréotypes de genre durant les temps de jeux

SAVOIR-FAIRE
– Proposer des temps de jeux et des activités variées répondant aux besoins, aux rythmes, aux centres d’intérêt et à la disponibilité de l’enfant, au sein du domicile et à l’extérieur.
– Sélectionner et mettre à disposition des jouets, des jeux et des activités aux enfants afin de favoriser leur libre choix au quotidien.
– Anticiper et ritualiser de manière ludique les transitions liées aux temps d’activités, de jeu et d’éveil.
– Observer les situations de jeux de l’enfant et adapter ses propositions, gestes et posture.
– Soutenir l’enfant dans son jeu par de la guidance verbale, physique et visuelle afin de développer son autonomie et sa confiance en soi.
– Aménager le domicile ou proposer des aménagements en toute sécurité avec des espaces de jeux évolutifs, dans une ambiance propice au développement des expériences et au repos de l’enfant.
– Se servir du jeu pour accompagner l’enfant dans son développement et/ ou en cas de situations spécifiques.
– Organiser une sortie à l’extérieur en toute sécurité.
– Transmettre les règles sociales, de sécurité et d’hygiène en formulant des consignes claires, positives adaptées aux capacités de l’enfant.
– Présenter la proposition d’activités aux parents et renforcer le lien de confiance en échangeant quotidiennement sur les évolutions de l’enfant.
– Développer une démarche de questionnement sur ses pratiques et son accompagnement afin d’adopter une posture bientraitante.

Méthode pédagogique
– Approche théorique
– Mise en situations
– Ateliers pratiques en sous-groupes

 

Le coucou-caché : un jeu bien plus profond qu’il n’en a l’air

Le coucou-caché est un jeu pratiqué par tous les professionnels de la petite enfance. A première vue, il peut paraître banal. Pourtant, il intègre des notions bien plus profondes. Petit tour d’horizon de ce jeu légendaire.

 

 

 

 

 

 

Le coucou-caché : le plaisir du jeu avant tout
Le coucou-caché c’est avant tout un jeu entre deux personnes : entre un enfant et un adulte ou entre deux enfants. « C’est un moment pendant lequel on partage quelque chose qui se situe au-delà des mots, c’est du plaisir partagé », commente Ghislaine Dubos-Courteille, psychologue clinicienne, spécialiste des enfants. Il est en effet essentiel de rappeler que ce qui est important dans cet échange est le plaisir de jouer, tout simplement.
Le jeu du « coucou-caché » stimule d’ailleurs « le plaisir d'être en relation avec l'autre, autant pour le bébé qui construit justement sa relation à l'autre que pour l'adulte qui prend plaisir aux interactions et à la joie », ajoute Claire Silvestre-Toussaint, psychologue. Ce jeu permet aussi au tout-petit de voir l'attention que le professionnel lui porte en jouant avec lui. Il pourra ainsi acquérir le sentiment d'exister pleinement pour l'autre, ce qui est très important. C’est l'un des premiers jeux qu'expérimente l'être humain. « Il lui permet d'asseoir la différenciation sujet-objet, l'individualisation en somme », commente Claire.

Le coucou-caché : idéal pour expérimenter la permanence de l’objet
En plus de cette notion de plaisir, beaucoup d’autres choses se jouent. Au début de sa vie, le bébé est indifférencié de sa mère : « La mère est un tout. C’est le grand univers, le grand plaisir », rappelle la psychologue. Petit à petit, l’enfant réalise qu’elle est une personne à part entière. Voilà pourquoi vers 8/9 mois, il fait l’expérience de l’angoisse de séparation. Il sait qu’il peut perdre sa mère. Puis, au fur et à mesure de son développement, il va réaliser que même s’il ne voit plus sa mère mais qu’elle lui parle depuis la pièce d’à côté, elle est toujours là. Le jeu du coucou-caché permet alors l'acquisition de ce qu'a nommé Jean Piaget la « permanence de l'objet ». (Par objet, on entend ce qui n'est pas le sujet, ce qui est autre que le sujet, c'est à dire soi-même). L' « objet » reste donc présent psychiquement alors qu'il peut être absent physiquement. La permanence de l’objet se construit petit à petit et prend place vers 18 mois. Le coucou-caché permet justement d’en faire l’expérience « je ne te vois pas,  mais je sais que tu es là ». Il permet ainsi de revivre le traumatisme de la séparation d’avec la mère, comme l’explique Freud.

« For da », le coucou-caché de Freud
Le coucou caché repose sur la même grille émotionnelle que ce que Freud a observé chez son petit-fils lors de l’expérience dite du « for da » (loin, près), encore appelée jeu de la bobine. W. Ernest Freud, 18 mois, joue avec une sorte de yoyo et répète inlassablement « for, da ». Freud constate alors que son petit-fils rejoue un traumatisme : la séparation et les retrouvailles avec sa mère. « Il fait alors l’expérience de l’angoisse et du plaisir », commente Ghislaine Dubos-Courteille. Et c’est un point très important dans le jeu du coucou-caché. L’enfant peut en effet s’autoriser à « perdre », puisqu’il sait qu’il va « retrouver ». Il va alors vivre différentes émotions : plaisir/déplaisir ; angoisse/assurance ; perte/retrouvailles … « L’enfant joue alors avec sa peur, c’est la raison pour laquelle il y a une excitation, qui est à la fois émotionnelle et motrice », note Ghislaine. L’enfant peut en effet trépigner d’excitation, sursauter, courir, aller dans un sens, revenir, traverser la pièce…
Ce qui est aussi intéressant dans le coucou-caché pour l’enfant, c’est qu’il peut être « l’objet », celui qui disparaît, celui qui remplace la mère. Et qui revient. Il peut être dans les deux rôles. Il est alors acteur et ne subit plus. Lorsqu’il rejoue la scène de la séparation et des retrouvailles, en plus de lui procurer du plaisir, ce jeu lui offre une réassurance dans la solidité du lien. « Grâce à ce jeu, le lien à l'autre est consolidé et les angoisses d’abandon sont atténuées », ajoute Claire Silvestre-Toussaint. « C'est également ce qui permet d'acquérir la « capacité d'être seul » selon le terme employé par DW WInnicott. En d'autres termes, le jeu du « coucou caché » permet d'intérioriser de manière sécurisante la séparation puis l'absence », explique t-elle.

Un jeu qui stimule l’imaginaire
Le coucou-caché permet aussi aux enfants de s’inventer des histoires. Lorsqu’ils se couvrent les yeux, certains s’imaginent volontiers au fond d’une grotte, dans un trou, sous un lit… Leur imaginaire se met en marche et par là-même leurs pensées. « Ce jeu permet en effet au bébé de mentaliser, de penser l'être absent, et donc de penser tout court. Ainsi apparaissent les capacités de représentation, de symbolisation, de mentalisation et de pensée », ajoute Claire Silvestre-Toussaint.
Le développement des fonctions de symbolisation et de l'imaginaire fait partie du développement intellectuel et affectif de l'enfant. Elles s'élaborent grâce à la séparation mère-enfant et sont permises au moment de l'individualisation. Le développement de l'imaginaire de l'enfant évolue en même temps que son développement cognitif. « La symbolisation, comme son nom l'indique, permet de symboliser l'objet et l'imaginaire permet de se raconter une histoire (une couverture peut devenir le toit d'une cabane dans la chambre de l'enfant qui devient de ce fait le lieu d'une histoire merveilleuse) », conclut Claire.

A chaque âge, son coucou-caché

Le coucou-caché est un jeu intimement lié au développement psychomoteur et cognitif de l’enfant. Il est corrélé à deux choses essentielles :
-    le schéma corporel de l’enfant, qui se construit jusqu’à l’âge de 7 ans environ
-    la décentration, c’est à dire la possibilité de se mettre à la place de ce que voit l’autre, qui est possible vers 7-8 ans selon ce qu’a établi Jean Piaget.
Avec un tout-petit : les moments de nursing sont tout à fait propices au jeu  du coucou-caché. Avec un bébé de 6 mois, vous pouvez déjà y jouer lorsque vous le changez par exemple. Vous vous soustrayez à sa vue en cachant votre visage avec une couche propre. L’enfant ne va pas forcément initier ce jeu mais va y répondre : il va jubiler, gigoter, pousser des cris et même éclater de rire ! Dès 7 mois, il participe activement à ce jeu !
Vers 9 mois, quand le bébé se déplace à 4 pattes et qu’il va se cacher sous une table, il amorce déjà ce jeu. L’adulte qui va réagir à son action va susciter chez lui l’envie d’y jouer davantage. L’enfant va être encore plus « acteur » du jeu à cet âge là qu’il ne l’est auparavant. Il faut d’ailleurs noter que le coucou-caché est très dépendant du développement psychomoteur de l’enfant.
Vers 12 mois,  sa motricité va lui permettre de dissimuler sa tête ou une partie de son corps. Il va s’adonner au coucou-caché avec beaucoup de plaisir !
Vers 18 mois, le petit va dissimuler son corps entier : il va par exemple se cacher derrière un rideau ou un drap. Puisqu’il est entièrement caché, il ne comprend pas qu’on puisse le voir. Il ne se met pas encore à la place de l’adulte qui peut distinguer une forme (ou ses pieds qui dépassent du placard). Il n’est pas encore en mesure d’expérimenter « la décentration », comme l’explique Jean Piaget. Cela va également de pair avec l’image qu’il a de son corps. Son schéma corporel n’est pas encore abouti : voilà pourquoi le fait que ses pieds dépassent du placard ne l’alerte pas sur la possibilité d’être vu.
L’engagement que met l’enfant à participer à ce jeu est de très bon augure pour son développement relationnel et affectif. Le « coucou/me voilà » est d’ailleurs un item qui fait partie d’un bilan psychomoteur pour évaluer le stade de l’enfant dans son développement social.

Avec Alexandra Hennegrave, psychomotricienne

Article rédigé par : Laure Marchal avec Ghislaine Dubos-Courteille, psychologue clinicienne, spécialiste des enfants et à Claire Silvestre Toussaint, psychologue, membre de la Fédération française des psychologues et de psychologie (FFPP).
Publié le 03 mai 2016
Mis à jour le 30 mars 2021

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02 mars 2021

l'autonomie ou l'envie d'avoir envie

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15 février 2021

La Nature

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28 janvier 2021

chaque enfant est différent

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06 janvier 2021

Notre métier d'assistante maternelle

S'il y a bien un métier où on ne s'ennuie jamais, c'est bien celui-là !
Non seulement on change chaque année, ou au moins très régulièrement, d'enfants, de parents et donc d’habitudes. Mais en plus même si on râle (si ça arrive quand même ...), on rigole tellement tous les jours.
Celui qui a été sage un lundi sera coquin le mercredi, et celui qui a bien mangé le mardi n’avalera rien le jeudi, et idem pour les siestes, les maladies etc… Chaque jour sera le même dans son individualité (vous me suivez ?). En fait la routine, ce sont les couches, le pot, les repas, les goûters, les bibis. Mais le reste alors ?! Une surprise de tous les jours !
Le plus jeune peut vous faire enrager parce que cette purée de petit pois n'était pas à son goût, et vous la balancer à la figure en un quart de seconde (où se faire un shampoing avec, ça dépend) comme quelques minutes après vous faire rire aux éclats par une mimique trop mignonne ou un areuh bien tourné. Un grand vous fera douter de vous par moment et vous faire sentir la meilleure l'instant d'après.
Être nounou c'est être regonflée à bloc tous les jours, c'est parfois pleurer, souvent râler mais tout le temps rire et s’amuser. Parce que ce métier c'est être assis, à 4 pattes, debout : à faire le pitre ou le gendarme, à tenir une marionnette pour un spectacle improvisé comme un chiffon parce que bébé a régurgité.
C'est être un peu docteur par moment quand le petit a de la fièvre, c'est être un peu maman quand on s'en inquiète, c'est être une femme quand on nous a tellement bavé dessus qu’on se sent moche et c'est être un adulte quand on se demande ce qu'on fait là, à lire pour la 15 ème fois ce T'choupi qu'on connait par cœur. C'est être musicienne, chanteuse (ainsi font), cuisinière et pâtissière, testeuse de faux cafés invisibles apportés par les enfants, collectionneuse de trésors (cailloux, marrons et pissenlits fanés), sado masochiste (quand c'est la dixième fois qu'on vous mord et qu’on vous tire les cheveux si j'insiste !). Être nounou c'est être adulte et enfant, c'est être ultra responsable et en même temps complètement foldingue avec eux, c'est rire aux éclats de leurs bêtises parfois, et aussi s'en fâcher car on n’est pas toujours d'humeur. C'est le métier le plus humain qui existe tant ses défauts en deviennent des qualités.
Être nounou c'est parfois se fâcher aussi, c'est comptabiliser, anticiper. On n’arrête vraiment jamais car ils sont toujours dans un coin de notre tête…Être nounou, et accepter d'en être fière, c'est juste être la plus heureuse au monde d'exercer un tel métier. C’est avoir cette chance de vivre dans l'innocence toute la journée, d'être testeuse de nouveaux jouets, la MacGyver de la poussette, le Picasso du papier toilette à peindre. C'est passer ses journées dans les cris, les pleurs, les éclats de rire, les bruits des jouets qui se fracassent au sol. C'est être attaquée par des lego qui traînent, des mains qui vous volent vos lunettes, vous arrachent une touffe de cheveux.
C'est s'inquiéter et les aimer comme si c'était les nôtres mais les rendre le soir…(en vie de préférence lol). C'est trouver sa propre place dans leur vie et ne plus en faire partie un jour.
C'est fascinant, fatiguant, éreintant et superbement marrant !
superbe texte d'une de mes collègues ( nounou Virginie )

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17 novembre 2020

initiation à la pédagogie de Marie MONTESSORI

Petite formation bien sympatique :)

des 18 moisA voir :

Le Maître est l'enfant

Alexandre Mourot, réalisateur et jeune père, regarde sa fille faire sa propre expérience du monde. S'interrogeant sur sa scolarisation prochaine, il décide d'aller tourner dans une classe d'enfants de 3 à 6 ans de la plus ancienne école Montessori de...

https://www.allocine.fr

Pour la petite histoire :

La pédagogie Montessori est certainement la plus célèbre. On la doit à Maria Montessori, médecin italien, née en 1870. Appliquée dans le monde entier, elle a à coeur de rendre l'enfant acteur de son propre développement et de favoriser au maximum son autonomie. Bonne découverte.

 

Née en 1870 dans une petite bourgade près d’Ancône en Italie, Maria Montessori n’attend pas le début du XXème siècle pour devenir la première femme diplômée de médecine dans son pays, au grand dam de son père et d’une partie de son entourage.Très impliquée dans le combat des droits politiques et sociaux des femmes, elle représente l’Italie aux congrès féministes de Londres en 1889 et de Berlin en 1900. 

Porte-voix des enfants en difficultés
Ses premiers pas, elle les fait dans la clinique psychiatrique de Rome, auprès d’enfants malades mentaux. Le sens de la justice chevillé au corps, elle le revendique pour ces jeunes « retardés » des droits, en défendant le premier d’entre eux : l’instruction. « Nous devons permettre à ces malheureux de se réintégrer dans la société, de conquérir leur place et leur indépendance dans un monde civilisé retrouvant ainsi leur dignité d’être humain », déclare-t-elle au Congrès pédagogique de Turin en 1898.
Maria Montessori découvre les travaux de l’Espagnol Perreira, ainsi que ceux des Français Itard et Seguin, médecins et pédagogues qui, en pionniers, s’étaient consacrés aux sourds-muets et aux déficients. Elle fait fabriquerleur matériel, encore utilisé aujourd’hui, pour les enfants de l’école Orthophrénique* de Rome qu’elle dirige. Les résultats ne se font pas attendre. Ceux que l’on considéraient comme « fous » se révèlent capables  de passer haut la main les examens de fin d’études primaires. Dès 1901, Maria Montessori envisage de travailler également auprès d’enfants dits « normaux » en vue de développer leur potentiel. Dans cet esprit, elle approfondit ses connaissances en sciences humaines et consacre les années qui suivent à la philosophie et à la psychologie. Parallèlement, conférencière reconnue, elle publie régulièrement les résultats de ses recherches sur les maladies nerveuses infantiles.

Développer les compétences de chacun
Face à cette notoriété grandissante, Maria Montessori pourrait se contenter du confort universitaire ou d’une clientèle privée. Mais la femme préfère se confronter au réel.C’est dans un quartier misérable de la ville de San Lorenzo que les autorités lui proposent un local destiné à rassembler les gamins pour les « garder ». Maria Montessori relève le défi d’éduquer ces enfants sans retards ou maladies mentales mais victimes de conditions sociales défavorables : « Soixante gosses peureux et larmoyants, si timides qu’on ne peut les faire parler (… ), pauvres abandonnés qui ont poussé dans l’obscurité et le désordre des taudis sans que rien vienne stimuler leur intelligence. Il n’est pas besoin d’être médecin pour découvrir sur eux les traces de la dénutrition et du manque d’air et de lumière. Boutons fanés avant d’avoir éclos, ils cachent leur âme dans une cellule hermétique ».**Entourée d’une équipe qu’elle va former, l’humaniste donne aux yeux de ses contemporains une autre image de ces enfants. Et surtout elle les aide à laisser émerger du fond d’eux même leur véritable identité : la concentration, la dignité, la liberté de choisir de travailler, d’apprendre, d’être… De cette expérience, elle pose les bases de sa pédagogie, où l’enfant ne doit pas être le simple réceptacle de savoirs qui le dépasse, mais véritablement acteur de son propre développement. Portant en lui les germes d’un plein potentiel prêt à se révéler. 

Une autre vision de l’enfant
La renommée de la « Maison des enfants » fait vite le tour du monde. Pas uniquement celui des éducateurs mais aussi celui des chefs d’états, et d’autres « maisons » vont se construire dans de nombreux pays. : Inde, Argentine, Pays-Bas, Etats-Unis…
Un temps, la pédagogie montessorienne aura pourtant ses détracteurs. Accusée par des mouvements sociaux de ne « dresser » les enfants que pour « aller à la messe » et par l’Eglise de vouloir en faire des matérialistes. Mais finalement, elle serarevendiquée par les socialistes au Congrès de Bernede 1919 et saluée par des prêtres y décelant une inspiration de la morale catholique.
En 1929, Maria Montessori crée « l’Association Montessori Internationale ». Ses préceptes ne cesseront d’essaimer. Fuyant l’Italie fasciste à la suite de la décision de Mussolini de fermer toutes les écoles montessorienne, elle se refugie en 1936 en Espagne. Elle la quitte bientôt avec l’arrivée de Franco et demeure quelques années aux Pays-Bas. Finalement, en 1939, elle s’installe durablement en Inde. C’est en 1952, de retour aux Pays-Bas, qu’elle décède à l’âge de 81 ans. Laissant derrière elle, une vision de la pédagogie et de l’enfant complètement réformée.

 

 

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